Intérêt écologique de la pompe à chaleur air-air
Pour chauffer la maison, la pompe à chaleur air-air va utiliser de l’électricité, et de l’énergie captée dans l’air extérieur. Si son rendement est bon, pour un kW d’électricité consommée, elle restituera de 3 à 4 kW thermiques à l’intérieur, en fonction de la température ambiante. En comparaison avec des radiateurs électriques classiques, limités à un kW thermique pour un kW d’électricité, on peut donc économiser au moins 65% sur les consommations liées au chauffage dans les conditions optimales. Cela diminuera d’autant les émissions de gaz à effet de serre, ou la production de déchets dans le cas du nucléaire. Du point de vue du réchauffement climatique, la situation de l’électricité est favorable en France, puisque l’essentiel de la production est nucléaire, et l’utilisation d’une pompe à chaleur aérothermique produira donc très peu de CO2.
Si on la compare à un chauffage biomasse, bois par exemple, ou solaire thermique, la pompe à chaleur aérothermie n’est pas une solution purement énergies renouvellables. Si elle est performante, elle sera tout de même préférable à l’utilisation d’un combustible fossile, gaz ou fuel, ou à une solution électrique moins économe en énergie.
Aérothermie, une pompe à chaleur pas chère
Par rapport à d’autres types de pompes à chaleur, un système air-air est bon marché. La pompe elle même n’est pas chère, de même que les ventilo-convecteurs. La pompe à chaleur aérothermique ne s’appuie pas sur une boucle à eau chaude de chauffage central, elle sera donc idéale en remplacement de radiateurs électriques. La circulation des tuyaux de fluide frigorigène est également très facile à réaliser, puisque les diamètres sont faibles, il n’y aura donc pas d’intervention lourde sur les murs. Globalement la pose sera rapide, et le coût de la main d’oeuvre limité.
En tout, en fonction de la surface à chauffer, du dimensionnement de la pompe à chaleur air-air en fonction du climat, et du nombre de ventilo-convecteurs, le prix d’une installation aérothermique sera compris entre 8000 et 14000 euros, hors pose d’un plancher chauffant. Selon le rendement, l’isolation, le climat et la température de confort choisie, la pompe consommera ensuite entre 2,5 et 3,5 euros d’électricité par mètre carré et par an. On arrive donc à une facture de chauffage globale de 250 à 350 euros pour une maison de 100 mètres carrés. L’amortissement de la pompe à chaleur air-air peut donc être rapide.
Pompe à chaleur air-air, un seul appareil pour chauffage et climatisation
La plupart des pompes à chaleur air-air sont réversibles. C’est à dire qu’elles peuvent inverser leur cycle pour capter de la chaleur à l’intérieur de la maison, et la rejeter à l’extérieur. On refroidit donc le fluide frigorigène, et on chauffe l’air dehors. En pratique, cela va permettre de climatiser la maison en été. Ceci n’est vraiment efficace qu’avec des ventilo-convecteurs, qui vont souffler l’air froid, ou un système de diffusion gainable centralisé. Dans ce cas, c’est une solution de climatisation très confortable, et économe si le rendement de la pompe à chaleur est bon. Dans le cas d’une utilisation avec un plancher chauffant, par contre, cet avantage est très limité.
On peut à la limite rafraîchir légèrement une pièce, mais n’espérez pas de miracle. D’abord, un sol froid est assez désagréable, et si on fait circuler un fluide beaucoup plus froid que l’air ambiant dans un plancher, il y a risque de condensation, et de détérioration des révêtements.
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