Les poèles d’appoint en acier ou en fonte
L’avantage premier du poêle réside dans sa facilité d’installation : il suffit de le raccorder au conduit de cheminée (quand ce dernier existe bien sûr).
Les poêles à bois nouvelle génération ― oubliez les anciennes technologies, au fonctionnement dépassé et à l’autonomie limitée ― en acier ou en fonte fonctionnent à feu continu, par convection. L’air se présente sur la partie supérieure de l’appareil; les flammes sont forcées à l’horizontal, permettant aux gaz de prendre feu dans la chambre secondaire.
Ils accusent un rendement plutôt élevé à régime normal, mais plus faible au ralenti, une inertie thermique limitée, enfin une autonomie de facture raisonnable : plus de 60 % pour les modèles à bûches. Pour augmenter encore la performance, pourquoi ne pas faire poser un matériau mural peu épais près du poêle ?
Plus performants que les poêles en acier, les modèles en fonte ou matériaux réfractaires permettent d’obtenir un rendement encore plus élevé et une autonomie importante ― elle peut passer du simple au double ! Mais cette performance accrue se traduit par un coût relativement plus élevé. Cependant, vous économiserez au final en termes de bois, puisque l’amélioration du rendement se traduit par une baisse de la consommation du combustible.
Le poêle de masse, efficace mais pas très souple
Fabriqué en terre réfractaire ou en pierre, le poêle de masse fonctionne par rayonnement. Il s’avère ultra-efficace pour assurer un confort optimal au logement et constituer la source de chaleur principale.
Contrairement aux poêles en acier ou en fonte qui fonctionnent en continu, le poêle de masse ou d’inertie fonctionne par accumulation. Il se gorge d’une chaleur intense pendant quelques heures chaque jour, qu’il restitue ensuite pendant 12 à 24 heures. De plus, il consomme peu de « carburant ». C’est donc là une solution idéale pour une grande maison (au moins 200 m2 de superficie) occupée en permanence et chauffée pendant des périodes importantes.
cet appareil présente deux inconvénients de poids. Sans mauvais jeu de mot ! En effet, le poêle de masse pèse extrêmement lourd (au minimum une tonne) et occupe donc un espace conséquent. Sans oublier un coût que certaines bourses ne pourront jamais envisager…
Le combustible pour un poèle bois
Selon le modèle, le poêle à bois s’alimente en bûches ou en granulés, voire avec un mélange des deux. Les versions à granulés offrent une meilleure autonomie que les modèles alimentés par des bûches : un à cinq jours. Ils offrent le meilleur rendement dans un poêle en fonte ou en thermo-pierre. Ces poêles peuvent en outre s’allumer sur commande électronique, être programmés et régulés en fonction de la température de la pièce. En outre, leur approvisionnement est facilité, car ils disposent de leur propre réserve (tout comme les inserts à granulés). Dans une maison isolée, un poêle à granulés peut tout à fait devenir le mode de chauffage principal. Par exemple, une technologie dite hydraulique, peu répandue pour le moment, permet de raccorder le réseau de radiateurs au poêle à granulés et de remplacer ainsi la chaudière fonctionnant au fioul ou au gaz. Attention : ceci n’est valable que tant que la maison est occupée. En cas d’absence prolongée (au-delà de trois jours), la chaudière à énergie fossile doit prendre le relais.
Prix d’un poèle bois
Comme pour les inserts ou les cheminées à foyer fermé, le design peut faire monter considérablement la note. En moyenne, l’achat du poêle en acier ou en fonte varie entre 400 et 7 000 euros (avant crédit d’impôt, lire plus loin) ; l’installation, elle, se chiffre à 500 euros s’il existe déjà un conduit, et entre 1 000 et 2 000 euros s’il est nécessaire de poser un conduit. Quant au poêle de masse, comptez en moyenne entre 3 000 et 15 000 euros…
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