Bon COP (coefficient de performance) d’une pompe à chaleur air-air
Le COP d’une pompe à chaleur détermine son rendement énergétique dans des conditions de mesure données. Le COP des pompes à chaleur air-air est normalement mesuré pour une température extérieure de +7° Celsius. Un COP de 4 signifiera donc qu’à cette température, dans des conditions de fonctionnement optimale, la pompe fournira 4 kW de chauffage pour 1 kW d’electricité consommée, et puisera donc 3 kW thermiques dans l’air extérieur.
Ce coefficient est donc utile pour comparer plusieurs modèles de pompes aérothermiques concurrents, toutes conditions égales par ailleurs. Par contre, il ne détermine pas automatiquement le pourcentage d’économies que vous allez réaliser par rapport à un chauffage électrique classique. Le rendement est fonction de l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur, et sera donc inférieur au COP mesuré lorsque la température sera inférieure à 7°C. Pour résumer, avec une pompe à chaleur ayant un COP de 4, vous économiserez plus que si elle a un COP de 3, mais vous ne diviserez pas votre facture de chauffage par 4 sauf en région très tempérée. Autant dire que la plupart des installateurs ne sont pas extrêmement clairs sur ce point. En général, gagner 50% à l’année, c’est déja très bien.
Alors que peut-on exiger en matière de coefficient de performance ? Il y a encore quelques années, un COP de 3,5 était considéré comme très honorable pour une pompe à chaleur aérothermique. Les technologies ont progressé, et les modèles performants aujourd’hui ont des COP compris entre 4 et 4,5.
Pensez bien, cependant, que le COP n’est pas le seul critère qui définira la pompe la mieux adpatée à votre maison. Il faut aussi et surtout qu’elle soit correctement dimensionnée, en fonction de la surface et de la qualité de l’isolation, pour apporter suffisament de confort thermique.
Pompe à chaleur Inverter : des économies en plus
Auparavant, les pompes à chaleur fonctionnait à plein régime, ou pas du tout, à la manière de vieux radiateurs électriques. Un thermostat déclenchait leur fonctionnement lorsque la température d’ambiance passait sous un certain seuil, puis l’arrêtait lorsque le seuil était atteint. Cela fonctionnait, mais au prix de pertes d’énergie.
Une pompe à chaleur Inverter peut adapter son régime de fonctionnement aux besoins réels d’apports thermiques, son fonctionnement est donc plus régulier, et plus économe en électricité. En simplifiant, lorsqu’il ne pas pas très froid, elle fonctionne doucement, et beaucoup plus fort lorsque la température extérieure baisse. Une pompe à chaleur air-air Inverter consommera en moyenne 10% d’électricité de moins que si elle ne l’est pas, cela vaut donc le coup de s’intéresser à cela.
Ajoutons, même si ce n’est pas directement lié à la performance des pompes, que le gestionnaire de réseau électrique, qui doit réguler la tension, n’apprécie pas beaucoup les machines grosses consommatrices d’électricité qui démarrent d’un coup à plein régime. Surtout s’il y en a beaucoup dans une région, qui vont toutes démarrer en même temps passé le même seuil de température extérieure. L’installation d’une pompe à chaleur air-air non Inverter risque donc de ne bénéficier d’aucune aide financière publique.
Technologie Inverter sur les pompes à chaleur air-air
Un fluide frigorigène efficace et sûr
L’utilisation et la manipulation des fluide frigorigènes, ou réfrigérants, sont très surveillées. Malheureusement, la plupart des fluides de synthèse ayant les propriétés requises en terme de performances thermodynamiques, et de facilité d’utilisation industrielle ont un impact désastreux s’ils sont libérés dans l’environnement. Or, on en utilise beaucoup, dans les pompes à chaleur, mais aussi dans les réfrigérateurs, les climatiseurs. Des mesures on été prises, depuis 1987 pour interdire progressivement les fluides contenant du chlore, CFC et HCFC, qui pouvaient détruire la couche d’ozone en haute atmosphère, qui nous protège des rayons les plus nocifs du soleil. Les HFC, utilisés de nos jours, ne contiennent pas de chlore et n’ont pas d’influence sur la couche d’ozone, mais un énorme pouvoir d’effet de serre sous forme gazeuse (de 1500 à 3000 fois celui du CO2). Leur manipulation est très réglementée, elle doit être faite pas un installateur certifié, et le fluide doit être intégralement récupéré en fin de vie de l’appareil. Une fuite doit être déclarée à l’inspection des services de l’environnement, et réparée immédiatement.
Et la performance des pompes à chaleur air-air dans tout cela ? Les propriétés du fluide choisi auront une grosse influence sur le rendement de l’appareil, et l’innovation dans ce domaine est importante. Pour se soumettre à toutes les contraintes, tout en parvenant à un fluide efficace, il est plutôt interessant que le constructeur de la pompe ait une expertise en matière de chimie. Daikin, par exemple, dont c’est l’activité historique, développe et fabrique ses propres fluides frigorigènes.
Enfin, puisque ce fluide est dangereux pour l’environnement, il faut limiter le poids utilisé dans une installation de pompe à chaleur air-air. Il va donc falloir raccourcir au maximum les circulations entre la pompe et les émetteurs de chaleur, et là, l’expérience et la compétence de l’installateur seront à évaluer. Demandez plusieurs configurations possibles, avec le poids de fluide utilisé dans chaque cas.
Les meilleurs fluides frigorigènes
Pompes à chaleur air-air : le traitement de l’air et la programmation
Les émetteurs de qualité liés à une pompe à chaleur air-air permettront de programmer finement la température dans chaque pièce, de manière séparée, et variable au cours du temps. Ceci permet d’augmenter beaucoup les économies de chauffage. Par exemple, on pourra avoir 21° dans la salle de bain le matin et le soir, 19 ou 20° dans les chambres la nuit, 18 dans le salon la nuit, on coupe le chauffage partout quant tous les occupant sont au travail ou à l’école, et on redémarre une demi-heure ou une heure avant les premiers retours l’après-midi. Beaucoup de systèmes de chauffage modernes permettent une programmation du même type, souvent de manière moins souple que la pompe à chaleur aérothermique. De toutes façons, il faut s’assurer que le système installé proposera bien cette fonction.
Certaines consoles air-air, ou ventilo-convecteurs, permettent également de filtrer et de traiter l’air intérieur, pour le débarasser de la poussière en suspension, et d’une partie des polluants. C’est relativement efficace, dans des conditions normales. Si vous fumez en intérieur, ce ne sera pas suffisant. Les filtres des appareils traitant l’air devra être surveillé régulièrement, pour que la performance ne baisse pas à cause d’une obstruction progressive.
Pompe à chaleur air-air de bonne marque
Même si son utilisation est simple une fois bien installée, une pompe à chaleur air-air est un système complexe. Elle fait intervenir de la ventilation et de l’échange de chaleur, de l’électronique, un compresseur, un fluide chimique avancé, et la bonne performance de la pompe dépend de la qualité de l’ensemble des composants, et de leur parfaite adéquation entre eux. Une marque qui fabrique en interne toutes les parties d’une pompe à chaleur air-air risque donc d’obtenir les meilleures performances. Notons que les fabriquants de compresseurs pour pompes à chaleur aérothermiques ne sont pas très nombreux dans le monde, et que beaucoup de sociétés ne font qu’assembler des composants achetés ailleurs.
Parmi les marques recommandables, nous pourrons citer Daikin, Mitsubishi, Hitachi, Ajtech et Weishaupt.
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