Qualité et rendement d’une chaudière bois

1 avril 2011

Optimiser le rendement d’une chaudière bois

La caractéristique première des chaudières à bois bûches est le mode de combustion et la façon dont l’air pénètre dans le foyer, autrement dit le tirage. Le tirage naturel, plus ou moins efficace, comporte trois techniques : combustion montante, horizontale et inversée. Si la première est simple, elle s’avère surtout peu performante (40 à 70 %). La deuxième produit une meilleure combustion et moins d’imbrûlés. Enfin, la troisième améliore la qualité de la combustion. Mais au global, les performances de ces trois types de chaudières restent faibles. Cependant, il existe une solution pour améliorer le rendement de l’appareil : opter pour un tirage forcé via un ventilateur de type turbine : on parle alors de « turbo ». L’apport d’air est optimisé selon les besoins en chaleur et offre un rendement de 65 à 85 %. En réalité, la meilleure performance des chaudières bois est plutôt à chercher du côté des modèles fonctionnant avec des granulés ou des plaquettes. Leur rendement dépasse en majorité les 90 % ! De quoi faire tomber les chaudières à fioul de leur piédestal ! Ces appareils présentent de nombreux autres avantages. Ainsi, l’alimentation peut être programmée et automatisée, grâce à une vis sans fin qui récupère le « carburant » depuis un silo installé à proximité. Aucune manipulation n’est nécessaire ! Le réglage se fait au degré près et le débit d’air et l’arrivée du combustible sont réglés automatiquement pour assurer une puissance adéquate tout en garantissant le plus haut rendement possible. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, les chaudières à plaquettes conviennent davantage aux installations collectives ou aux logements vraiment spacieux.
Enfin, attention à la solution économique et bas de gamme du brûleur à granulés adapté à une chaudière à gaz ou à fioul. Certes, cela ne coûte « que » 3 000 à 4 000 euros. Mais c’est fortement déconseillé ! En effet, les performances et la fiabilité du système s’avèrent très fluctuantes et les contraintes d’entretien beaucoup plus importantes.

Label « Flamme verte » sur les chaudières bois

L’Ademe, le Syndicat des Énergies Renouvelables et les industriels fabricants de chauffage au bois ont créé en 2000 le label « Flamme verte » pour garantir des critères de qualité spécifique : rendement énergétique minimal de 70 %, seuil maximal d’émissions de gaz polluants inférieur à 0,6 % de CO2, enfin indication de la puissance en kilowattheures nominaux. Environ 80 % des appareils commercialisés dans l’Hexagone sont labellisés « Flamme verte » et bénéficient par conséquent du crédit d’impôt dit « développement durable ». Depuis le 1er janvier 2010, une étiquette de performance énergétique et environnementale est apposée sur les nouveaux appareils fabriqués par les industriels signataires de la charte « Flamme verte ». Plus la performance globale de l’appareil est forte, plus il obtient d’étoiles (cinq au maximum). Deux critères sont pris en compte : rendement énergétique et émission de monoxyde de carbone.

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